De Caliopée à Qualiopi : quand les vacances nous parlent de qualité

Il y a des rencontres de vacances qui restent sur la plage, entre un verre d’ouzo et une assiette de tomates feta. Et puis il

Calliope, muse de l’éloquence et Qualiopi, certification qualité des organismes de formation

Il y a des rencontres de vacances qui restent sur la plage, entre un verre d’ouzo et une assiette de tomates feta.

Et puis il y a celles qui vous suivent jusque dans votre ordinateur professionnel.

Cet été, j’ai rencontré une femme qui s’appelle Caliopée.

Joli prénom, rare, un peu mystérieux. Mais surtout, lorsqu’elle me l’a donné, je l’ai entendu prononcer « Caliopi ».

Et là, mon cerveau de communicante a fait ce qu’il fait parfois quand il devrait pourtant être en train de profiter de ses vacances :

Caliopi… Qualiopi…

Tiens donc.

Pourquoi ce prénom me fait-il penser à la certification qualité des organismes de formation ?

Évidemment, j’ai cherché.

Parce qu’il faut toujours se méfier d’une communicante curieuse en vacances.

Et c’est ainsi que je suis tombée sur Calliope, l’une des neuf Muses de la mythologie grecque, associée à la poésie épique et à l’éloquence.

Autrement dit : la parole, la voix, l’art de raconter et de convaincre.

À ce moment-là, forcément, chez Décalez!, ça commence à nous parler.


Qualiopi, Calliope… hasard ou scénario mythologique ?

Bon, soyons précis : Qualiopi n’est probablement pas née d’une rencontre secrète entre la déesse Caliopée et un auditeur qualité.

Même si, avouons-le, j’aurais adoré assister à la réunion.

Imaginez : quelque part sur l’Olympe, Zeus convoque une commission exceptionnelle pour améliorer la qualité de la formation professionnelle.

Calliope arrive avec sa lyre.

L’auditeur qualité arrive avec son classeur.

Elle parle d’éloquence, il demande des indicateurs.

Elle parle de poésie, il demande des preuves.

Elle soupire.

Il ouvre Excel.

Et quelque part entre deux nuages, Qualiopi est née.

Bon.

Ce n’est probablement pas comme ça que ça s’est passé.

Mais cette improbable association entre qualité, parole et transmission m’a finalement fait réfléchir à ce que nous faisons chez Décalez!.


Parce qu’une formation de qualité, ce n’est pas seulement cocher des cases

Qualiopi pose un cadre important pour les organismes de formation. Elle permet notamment d’attester de la qualité des processus mis en œuvre et de donner des repères aux entreprises et aux personnes qui choisissent une formation.

Et c’est évidemment essentiel.

Mais derrière les critères, les indicateurs, les procédures et les audits, il y a quelque chose qu’on ne devrait jamais perdre de vue :

une formation, ce sont d’abord des humains qui apprennent avec d’autres humains.

Et ça change beaucoup de choses.

Parce qu’on peut avoir préparé son déroulé au millimètre, ses supports, ses exercices et son timing. Puis un participant pose une question à laquelle personne n’avait pensé. Un autre raconte une expérience qui fait bifurquer toute la discussion. Le groupe réagit autrement que prévu.

Et soudain, le magnifique déroulé pédagogique préparé avec amour ressemble davantage à une suggestion.

Bienvenue dans la vraie vie.

C’est précisément là que l’improvisation devient intéressante.


Improviser, ce n’est pas faire n’importe quoi

Chez Décalez!, nous utilisons l’improvisation théâtrale comme outil pédagogique pour développer les compétences relationnelles et comportementales.

Pas pour transformer les salariés en comédiens.

Et encore moins pour leur apprendre à jouer la comédie au travail — le monde professionnel s’en charge déjà suffisamment tout seul.

L’improvisation apprend surtout à faire avec ce qui arrive.

À écouter réellement l’autre avant de répondre.

À accepter qu’on ne maîtrise pas tout.

À trouver une nouvelle voie quand le plan initial ne fonctionne plus.

À prendre la parole sans avoir nécessairement la phrase parfaite en tête.

Et finalement, à être plus à l’aise dans cet espace inconfortable mais très professionnel qui s’appelle… l’imprévu.

Parce que l’imprévu, lui, n’a jamais passé la certification Qualiopi.

Il arrive quand même.


Et c’est là que Calliope nous rejoint

Prendre la parole, ce n’est pas simplement parler.

C’est être capable de faire passer une idée à quelqu’un qui ne pense pas forcément comme nous. C’est adapter son discours, écouter une réaction, rebondir sur une question, convaincre sans réciter son texte comme une poésie apprise la veille.

C’est tout l’enjeu de nos formations autour de la prise de parole, du pitch ou encore de la formation de formateurs.

Parce qu’un bon pitch ne se récite pas : il se vit.

Un bon formateur ne déroule pas simplement son contenu : il observe son groupe et s’adapte.

Et un collectif efficace ne fonctionne pas parce que tout le monde pense pareil : il fonctionne parce que chacun sait écouter, proposer, rebondir et construire avec les autres.

Finalement, derrière toutes ces situations professionnelles, on retrouve la même question :

que faisons-nous lorsque la réalité ne ressemble pas exactement à ce que nous avions prévu ?

Chez Décalez!, nous avons choisi une réponse assez simple :

on apprend à improviser.


Merci Caliopée !

Alors voilà comment une rencontre de vacances m’a menée de Caliopée à Qualiopi, puis de Qualiopi à Calliope, et finalement… à Décalez!.

Comme quoi, il faut parfois laisser son cerveau divaguer.

C’est peut-être même une excellente compétence professionnelle.

Et si jamais cette histoire vous rappelle quelque chose, c’est probablement parce que nous partageons la même conviction : la qualité n’est pas l’ennemie de la créativité, le cadre n’est pas l’ennemi de l’improvisation et le sérieux n’interdit pas de s’amuser.

Chez Décalez!, nous croyons même qu’on peut travailler très sérieusement sur les compétences professionnelles…

sans se prendre trop au sérieux.

Alors merci, Caliopée. Merci pour ce joli prénom, cette drôle de coïncidence et cette idée d’article. Et pour le reste…

on laisse Zeus gérer les indicateurs. 😏

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